Chypre |
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Données géographiques et générales
Données démographiquesPopulation : 885 600 habitants (nov. 2008) La population de la partie « nord » de Chypre (hors du contrôle des autorités légales) est estimée à 250 000 personnes. Données économiquesPIB (2008) : 16,9 milliards d’euros Politique intérieureChypre, où résident une communauté chypriote grecque (majoritaire) et une communauté chypriote turque (minoritaire), a accédé à l’indépendance en 1960, la Grande-Bretagne, la Grèce et la Turquie étant désignées « puissances garantes » de ce nouvel état bi- communautaire. En 1974, en réponse à un coup d’Etat organisé par la Grèce en vue d’un rattachement de l’île et suite à une période de fortes tensions entre les deux communautés, la Turquie est intervenue militairement. Les transferts de population consécutifs à cette intervention ont abouti à une séparation géographique des deux communautés : la communauté chypriote grecque, située au Sud de l’île au sein de la République de Chypre, et la communauté chypriote turque au Nord, constituant la « République turque de Chypre Nord » proclamée en 1983 et qui n’est reconnue que par la Turquie. Politique extérieure et européenneLa politique étrangère de la République de Chypre reste marquée par le contexte interne. Elle vise essentiellement à répondre à trois objectifs : veiller au maintien par la communauté internationale des positions qu’elle a adoptées sur la question chypriote depuis 1974, empêcher la reconnaissance diplomatique de la « RTCN » par tout Etat tiers, et mobiliser la communauté hellénique en général et chypriote grecque en particulier à l’étranger (aux Etats-Unis par exemple). Mais parallèlement au souci de renforcer sa position sur la question chypriote, Nicosie, depuis son entrée dans l’Union européenne en mai 2004, se montre un partenaire actif sur tous les enjeux importants de politiques européennes. Chypre et l’Union européennePour beaucoup de Chypriotes, l’adhésion de la République de Chypre à l’Union européenne le 1er mai 2004 a apporté une garantie de sécurité dans le contexte de partition de l’île et de la présence de 40 000 militaires turcs au « nord ». Au-delà de cette sécurité recherchée, Nicosie s’est immédiatement montrée un partenaire actif au sein de l’UE. Les autorités chypriotes se sont fortement impliquées dans la reprise de l’acquis communautaire comme le démontre notamment le passage réussi à l’euro le 1er janvier 2008, quatre ans à peine après l’adhésion de l’île. Le sentiment europhile est encore très fort dans l’opinion, se traduisant ainsi par un taux élevé de participation lors des dernières élections pour le parlement européen en juin 2009. |








