Chypre

Chypre

Données géographiques et générales

  • Nom officiel : République de Chypre
  • Superficie : 9251 km2
  • Capitale : Nicosie (307 100 hab)
  • Villes principales : Limassol (223 600 hab), Larnaca (150 000 hab), Paphos ( 74 000 hab)
  • Langue (s) officielle (s) : grec et turc
  • Langue (s) courante (s) : idem
  • Monnaie : euro depuis le 1er janvier 2008
  • Fête nationale : 1er octobre

Données démographiques

Population : 885 600 habitants (nov. 2008) La population de la partie « nord » de Chypre (hors du contrôle des autorités légales) est estimée à 250 000 personnes.
Densité : 86,6
Croissance démographique : 1%
Espérance de vie : hommes 77 ans, femmes : 81,7 ans (données 2005)
Taux d’alphabétisation : 96,8%
Religion (s) : la population chypriote grecque est à 95 % de confession orthodoxe, les 5% restant étant pour l’essentiel chrétiens maronites, catholiques ou arméniens. Les Chypriotes turcs sont majoritairement de religion musulmane.
Indice de développement humain : 0,891 (26ème selon le classement ONU de 2005)

Données économiques

PIB (2008) : 16,9 milliards d’euros
PIB par habitant (2008) : 21 400€
Taux de croissance (2008) : 3,7 %
Taux de chômage (2008) : 3,8 %
Taux d’inflation (2008):4,4 %
Solde budgétaire(2008) : 0,9%
Balance commerciale(2008) : - 6,2 Milliards d’euros
Principaux clients : Grèce (18,8%) ; Royaume-Uni (10,2%) ; Allemagne (5,7%) ; Liban (2,7%) ; Italie (2,1%) ; Russie (2,1%)
Principaux fournisseurs : Grèce (16,8%) ; Italie (10,5%) ; Royaume-Uni (8,7%) ; Allemagne (8,2%) ; Israël (8 %) ; Chine (5,3%)
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB : agriculture : 2,5 % ; industrie : 18,9 % ; services : 78,6 %

Politique intérieure

Chypre, où résident une communauté chypriote grecque (majoritaire) et une communauté chypriote turque (minoritaire), a accédé à l’indépendance en 1960, la Grande-Bretagne, la Grèce et la Turquie étant désignées « puissances garantes » de ce nouvel état bi- communautaire. En 1974, en réponse à un coup d’Etat organisé par la Grèce en vue d’un rattachement de l’île et suite à une période de fortes tensions entre les deux communautés, la Turquie est intervenue militairement. Les transferts de population consécutifs à cette intervention ont abouti à une séparation géographique des deux communautés : la communauté chypriote grecque, située au Sud de l’île au sein de la République de Chypre, et la communauté chypriote turque au Nord, constituant la « République turque de Chypre Nord » proclamée en 1983 et qui n’est reconnue que par la Turquie.

Nature du régime : Système présidentiel unicaméral

Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement actuel (depuis février 2008) : M. Dimitris Christophias (parti communiste chypriote)

A noter que tout futur accord entre dirigeants communautaires devra être approuvé, par référendum distincts, par les deux communautés chypriotes.

Politique extérieure et européenne

La politique étrangère de la République de Chypre reste marquée par le contexte interne. Elle vise essentiellement à répondre à trois objectifs : veiller au maintien par la communauté internationale des positions qu’elle a adoptées sur la question chypriote depuis 1974, empêcher la reconnaissance diplomatique de la « RTCN » par tout Etat tiers, et mobiliser la communauté hellénique en général et chypriote grecque en particulier à l’étranger (aux Etats-Unis par exemple). Mais parallèlement au souci de renforcer sa position sur la question chypriote, Nicosie, depuis son entrée dans l’Union européenne en mai 2004, se montre un partenaire actif sur tous les enjeux importants de politiques européennes.

Chypre et l’Union européenne

Pour beaucoup de Chypriotes, l’adhésion de la République de Chypre à l’Union européenne le 1er mai 2004 a apporté une garantie de sécurité dans le contexte de partition de l’île et de la présence de 40 000 militaires turcs au « nord ». Au-delà de cette sécurité recherchée, Nicosie s’est immédiatement montrée un partenaire actif au sein de l’UE. Les autorités chypriotes se sont fortement impliquées dans la reprise de l’acquis communautaire comme le démontre notamment le passage réussi à l’euro le 1er janvier 2008, quatre ans à peine après l’adhésion de l’île. Le sentiment europhile est encore très fort dans l’opinion, se traduisant ainsi par un taux élevé de participation lors des dernières élections pour le parlement européen en juin 2009.

Commissaire européen : Androulla Vassiliou, chargée de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse.
Nombre de voix au Conseil : 4
Nombre de députés au Parlement européen : 6

 
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