|

Données géographiques et générales
- Superficie : 78 870 km²
- Population : 10,3 M hab.
- Densité : 130 hab./km²
- Capitale : Prague (1,2 M hab.)
- Villes principales : Brno (370 000 hab.), Ostrava, Plzen
- Monnaie : couronne tchèque (1 € = 26 couronnes)
Données démographiques
Croissance démographique : + 0,9 % (dont immigration : + 0,8 %) Indice de fécondité : 1,44 Pyramide des âges : 28 % moins de 25 ans, 14 % plus de 65 ans 94 % de la population revendique son appartenance au groupe tchèque, dont une minorité slovaque complètement intégrée d’environ 500 000 personnes. La population allemande est estimée à 60 000 personnes, autant que les Polonais de Moravie-Silésie. Les Roms sont estimés entre 220 et 300 000. Classement IDH : 35
Données économiques
PIB : 149 Mds€ PIB/hab. : 19 500 en SPA (13 000 €, soit 81 % de la moyenne UE) Croissance du PIB : + 6 % en 2007, + 3,2 % en 2008, - 4,1% en 2009. Retour attendu de la croissance en 2010. Taux de chômage : 9,2% en décembre 2009, soit son plus haut niveau depuis janvier 2006 Inflation : restée faible à 1 %, alors que l’évolution des coûts salariaux unitaires est restée dynamique à + 3,9% en termes nominaux. Solde public : -1,5 % du PIB en 2008, -6,6 % en 2009, prévision de -5,3 % en 2010 Dette publique : 30 % fin 2008, 36,5 % fin 2009, 40 % fin 2010 Budget défense : 1,5 % du PIB Exportations : 99,5 Mds €, importations : 96,2 Mds € (balance commerciale : 3,3 Mds €) Balance des paiements courants : -3,1 % du PIB en 2008, -3,2 % en 2009, -3,3 % en 2010 (estimation) Clients : Allemagne (30,2 %), Slovaquie (9,2%), Pologne, France (5,3%), Royaume-Uni... Les exportations représentent 70% du PIB tchèque Fournisseurs : Allemagne (30,1 %), Slovaquie, Pologne, Russie, Pays-Bas, Autriche, France (4,1 %)... 450 entreprises françaises implantées (4 500 allemandes)
Politique intérieure
Présidence actuelle : Vaclav Klaus Gouvernement intérimaire « technique » depuis mars 2009, avec à sa tête, le chef de l’Office tchèque des statistiques, Jan Fischer. En place depuis le 8 mai dernier, le gouvernement Fischer, composé de 16 ministres choisis par l’ODS, le CSSD et les Verts (qui se sont retirés du gouvernement en mars 2010), souvent parmi des vice-ministres du gouvernement précédent, est en place jusqu’à la fin de la législature normale, en mai 2010. Le Premier Ministre, Jan Fischer, bénéficie d’un excellent indice de confiance personnel (plus de 83% selon les sondages) et a réussi à faire adopter par le Parlement un important paquet de mesures d’austérité.
Politique européenne
La République tchèque est entrée dans l’UE le 1er mai 2004 (77,3% de « oui » au référendum de juin 2003). Environ 45 % des Tchèques jugent encore positive leur appartenance à l’UE et plus de 60% considèrent que l’adhésion a bénéficié au final à leur pays. Leur confiance dans les institutions européennes est nettement supérieure à celle qu’ils accordent à leurs propres institutions.
Si le discours politique dominant défend généralement l’idée d’une « Europe sans barrières », ultra-libérale et dérégulée, les partis représentés au Parlement sont davantage partagés sur les moyens. Les sociaux-démocrates, les chrétiens-démocrates et les Verts soutiennent l’intégration politique européenne, tandis que le parti libéral ODS est divisé entre une fraction qui a soutenu le traité de Lisbonne, et une autre, unie dans son refus de l’« Europe puissance ».
Nombre de voix au Conseil : 12 Nombre de députés au Parlement européen : 9 Commissaire européen : Stefan Füle, en charge de l’élargissement de la Politique européenne de voisinage.
La République tchèque est entrée dans l’espace Schengen le 21 décembre 2007, avec huit autres Etats membres.
Politique extérieure
La République tchèque participe aux missions de police de l’UE en Bosnie et en Afghanistan. Son engagement dans le cadre de l’OTAN (près de 1.000 hommes répartis entre le Kosovo et l’Afghanistan) limite sa capacité à s’impliquer dans d’autres missions.
L’appartenance à l’OTAN constitue le symbole de l’ancrage de la République tchèque à l’Ouest. L’ancien Président Havel a été l’artisan de cette orientation, fondée sur une recherche de sécurité et un sentiment de reconnaissance et de dette morale à l’égard des Etats-Unis. Ces liens se sont renforcés à travers plusieurs expériences récentes, parmi lesquelles le soutien apporté à l’intervention en Irak et l’établissement d’un dialogue stratégique en septembre 2008. Membre de l’OTAN depuis 1999, la République tchèque a fait partie du premier élargissement de l’Alliance à l’Est et adhère pleinement au concept de spécialisation (protection NRBC, hôpitaux de campagne). |